Francoise Martin Gilardi
Une Histoire de Courage et de Mémoire : Françoise Martin Gilardi Rend Hommage aux Vétérans
Françoise Martin Gilardi, originaire de La Motte dans le Var, partage ses souvenirs et souligne l’importance de la mémoire collective en évoquant l’histoire de sa famille durant la Seconde Guerre mondiale.
"J'ai tenu bon tant qu'il y avait des vétérans"
Françoise Martin Gilardi commence son récit avec émotion, rappelant l’importance des vétérans qu’elle a eu la chance de rencontrer. Pour elle, ces rencontres étaient inoubliables, marquant profondément sa vision du monde et son attachement à la mémoire collective. « J'ai tenu bon tant qu'il y avait des vétérans, » dit-elle, soulignant la force que lui ont apportée ces figures héroïques.
"Je suis originaire de La Motte dans le Var"
Née dans le hameau du Mitan, Françoise se souvient de l’histoire de sa famille pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle raconte comment la maison de ses grands-parents, située à La Motte, a été réquisitionnée pour devenir le quartier général du général Frédérick. Dans la nuit du 14 au 15 août, ses grands-parents ont dû quitter leur maison pour laisser place aux opérations militaires cruciales qui allaient se dérouler.
"Tous les ordres sont partis de la maison de mon grand-père"
La maison de Monsieur Lavagne, le grand-père de Françoise, a joué un rôle central dans les opérations militaires. Elle évoque une petite prison installée dans le poulailler et une infirmerie, où des prisonniers allemands étaient détenus. Cette maison, transformée en quartier général, est devenue le cœur stratégique des opérations alliées dans la région.
"Il voyait dans ses délires, une boule"
Parmi les histoires marquantes, Françoise raconte celle du soldat Jim Nox, grièvement blessé et transporté devant la maison de ses parents. Dans ses délires, il voyait une boule mystérieuse. Après des recherches, son père comprit qu’il s’agissait de la boule de la fontaine. Cette révélation apporta une grande émotion au soldat, confirmant qu’il n’avait pas déliré et offrant un moment de réconfort dans ses souffrances.
"J'espère qu'on continuera à le célébrer"
Françoise insiste sur l’importance de continuer à célébrer ces héros, ces personnes qui méritent notre respect et notre reconnaissance éternelle. Pour elle, le devoir de mémoire est une responsabilité collective. « C’est très important, mais j'espère qu'on continuera à le célébrer, parce que ce sont des gens qui méritent le respect et le devoir de mémoire, » affirme-t-elle avec conviction.
À travers son témoignage, Françoise Martin Gilardi nous rappelle l'importance de la mémoire historique et des récits familiaux dans la compréhension et la transmission des événements passés. Son récit vibrant et personnel est un hommage poignant à ceux qui ont sacrifié tant pour la liberté.