Germaine Seguin
Germaine Seguin : Souvenirs de la Libération, 80 Ans Après
Germaine Seguin, 95 ans, se souvient encore avec émotion de la libération de Vallauris-Golfe-Juan en 1944. Âgée de 15 ans à l’époque, elle raconte comment l’arrivée des Américains a marqué un tournant dans sa vie et celle de ses proches, mettant fin à des années de peur sous l’occupation allemande.
"Quand les Américains ont débarqué, j'avais 15 ans."
Pour Germaine Seguin, le souvenir de la libération de Vallauris en 1944 reste gravé dans sa mémoire. Aujourd'hui âgée de 95 ans, elle raconte comment, avec ses parents, elle se tenait sur le trottoir pour acclamer les soldats américains qui arrivaient dans leur ville. Ce moment, empreint de joie et d’émotion, a mis fin à une période sombre de l’histoire de sa famille et de la France sous l’occupation.
"Pendant l’occupation allemande, on avait peur de tout."
Germaine se souvient des années de guerre comme d’un temps de crainte permanente. "Nous étions traités comme des animaux", dit-elle. Avec ses deux sœurs, elle sortait rarement, de peur de commettre le moindre faux pas qui aurait pu attirer des représailles. La méfiance régnait, et les dénonciations étaient fréquentes. Chaque voisin pouvait devenir un danger, transformant le quotidien en une lutte pour la survie.
"Les Américains sont arrivés du haut de leurs chars."
L’arrivée des Américains a bouleversé cette atmosphère de terreur. Germaine décrit avec précision les chars qui sont entrés dans Vallauris, chargés de soldats souriants, acclamés par la foule. "Les hommes voulaient leur serrer la main, les femmes les embrasser", raconte-t-elle. Pour les enfants, c’était un moment de fête, d’autant plus que les soldats leur jetaient des chewing-gums, une nouveauté apportée par les Américains.
"Pour nous, cette libération, ça a été revivre."
La libération a marqué une véritable renaissance pour Germaine et sa famille. Ce jour-là, le vent de la liberté soufflait enfin après des années de privations et d’inquiétude. Alors qu’elle revit ces événements, Germaine avoue avoir la chair de poule, submergée par l’émotion. Ce souvenir, partagé 80 ans après, reste aussi vif que le jour où les chars ont franchi le Pont de l’Aube.
Germaine Seguin incarne la mémoire vivante d'une génération qui a connu l'occupation et la libération de la France. À travers son témoignage, elle rappelle l'importance de ne jamais oublier ces moments historiques qui ont redonné espoir à tant de familles. Aujourd'hui, elle partage son histoire pour que les jeunes générations mesurent la valeur de la liberté retrouvée.
BP + IA