Imade Benelallam
Imade Benelallam : L’intelligence artificielle au service des langues locales
Présent au Salon de l’Intelligence Artificielle à Cannes, il défend une IA plus inclusive
Imade Benelallam, cofondateur de Toumaï, était présent au Salon de l’Intelligence Artificielle à Cannes pour présenter une innovation majeure : une IA capable de comprendre et traiter les langues locales des pays émergents. Son ambition ? Réduire la fracture linguistique entre entreprises et clients, en particulier en Afrique, où plus de 2000 langues sont parlées.
« Une IA qui comprend les langues locales »
« Toumaï est une plateforme unifiée, multilingue, qui améliore l'expérience client, surtout dans les pays émergents », explique Imade Benelallam. Conscient des défis de communication entre les entreprises et leurs clients non francophones ou anglophones, il a développé une intelligence artificielle capable d’interpréter plusieurs dialectes africains, tels que le wolof, l’amharique, le swahili ou encore le darija.
Dans de nombreux pays, les consommateurs s’expriment naturellement dans leur langue locale lorsqu’ils rencontrent un problème avec un service ou un produit. Mais les entreprises peinent à comprendre ces requêtes, entraînant des frustrations et un taux de résiliation élevé.
« Plus de 2000 langues en Afrique, et très peu prises en compte »
« En Afrique, il y a plus de 2000 langues parlées », rappelle-t-il. Pourtant, la plupart des technologies de service client ne prennent en charge que l’anglais, le français ou l’arabe. Les langues locales restent largement absentes des bases de données linguistiques utilisées par les assistants vocaux et les chatbots.
Toumaï ambitionne donc de combler ce manque en rendant l’IA plus accessible à ces populations. Son système intègre les spécificités des dialectes locaux pour permettre une interaction fluide et naturelle avec les entreprises.
« Une technologie pour une IA plus inclusive »
« Ce projet me touche particulièrement parce qu’il a un impact social fort », confie Imade Benelallam. Pour lui, l’intelligence artificielle doit être un levier d’inclusion et non un facteur d’exclusion.
En facilitant la compréhension des langues locales, Toumaï permet aux entreprises de mieux interagir avec leurs clients et d’améliorer leur satisfaction. Mais au-delà des enjeux commerciaux, cette technologie pourrait aussi jouer un rôle crucial dans l'accès à l’information, l’éducation et les services de base pour des millions de personnes.
Grâce à son passage au Salon de l’Intelligence Artificielle à Cannes, Imade Benelallam espère convaincre les investisseurs et les acteurs du numérique de l’importance d’une IA véritablement universelle, capable de s’adapter aux réalités linguistiques et culturelles du terrain.
BP + IA