Kadija Selmi

« C’est du street jazz, pas du hip hop » : Kadija Selmi fait danser Vallauris au rythme du Carnaval 2025

À l’occasion du Carnaval de Vallauris 2025, l’école de danse avec Kadija (DAK) a illuminé les rues de la ville avec une performance inspirée de Blanche-Neige et les sept nains. À travers cette prestation, Kadija Selmi partage sa passion de la danse, sa vision de l’enseignement et l’importance du lien humain au sein de sa troupe.


« Notre style, c’est du street jazz »

Sur scène, les mouvements sont nets, expressifs, imprégnés d’une énergie pop. Ce n’est pas une démonstration classique, ni du hip hop à proprement parler. « Notre style, c’est du street jazz », précise Kadija Selmi. « C’est ce que vous voyez en ce moment sur les réseaux, c’est très tendance sur TikTok, Instagram… »

Le street jazz, un mélange de modern jazz, de danse urbaine et d’attitude scénique, offre une palette d’expressions qui séduit la jeunesse. Il parle aux ados et jeunes adultes d’aujourd’hui, qui s’approprient ces codes à travers les chorégraphies virales.


« Ce n’est pas du hip hop, c’est plus girly »

La subtilité de ce style réside dans son intention : plus féminin, plus expressif, parfois théâtral. « Ce n’est pas du hip hop. C’est plus girly, on va dire. » Ce positionnement attire un public spécifique, souvent jeune, en quête d’identité et de liberté de mouvement.

La prestation du jour s’inscrit dans cet esprit. Le thème ? Blanche-Neige et les sept nains. Une relecture dansée, colorée et rythmée, qui trouve naturellement sa place au sein du Carnaval de Vallauris 2025.


« Je suis Kadija Selmi, et ma passion, c’est la danse »

Derrière cette énergie collective, une passion individuelle : celle de Kadija Selmi. Danseuse, chorégraphe et fondatrice de l’école DAK – Danse avec Kadija – elle mène ce projet depuis plusieurs années avec une exigence bienveillante.

« Je tiens l’École de danse avec Kadija, et ma passion, c’est la danse. » Pas seulement une pratique artistique, mais un véritable engagement envers la jeunesse locale.


« On travaille pour les jeunes de la ville »

La vocation de DAK va au-delà de la simple formation. L’objectif est clair : « Aujourd’hui, on travaille pour les jeunes de la ville. Les jeunes de la ville de Vallauris. » La danse devient un outil d’ancrage, d’ouverture, de développement personnel.

À travers ses cours, Kadija offre un cadre structurant, un espace de confiance, et une communauté. Ce n’est pas une simple école, c’est un lieu de transmission, de partage, presque une seconde famille.


« Ce qu’on a à proposer, c’est la passion de la danse et l’enseignement »

Le socle du projet repose sur deux piliers : la passion et la pédagogie. « Ce qu’on a à proposer, c’est la passion de la danse, surtout, et l’enseignement. » Kadija insiste sur ce dernier mot.

Loin du culte de la performance, elle privilégie la progression, l’écoute et la construction. Enseigner la danse, c’est selon elle enseigner bien plus que des mouvements : c’est inculquer des valeurs, créer du lien, faire grandir.


« Le lien familial qu’on peut avoir dans un groupe »

Ce lien, Kadija le résume par une image forte : « Le lien familial qu’on peut avoir dans un groupe. » C’est ce qu’elle cherche à bâtir avec ses élèves : une cohésion, une chaleur humaine, une entraide.

Dans un monde souvent fragmenté, la danse devient alors un ciment. Chaque répétition, chaque spectacle, renforce ce sentiment d’appartenance. Et dans ce groupe, chacun trouve sa place.


« C’est cette chose-là qu’on veut partager avec nos enfants, avec nos élèves »

La transmission intergénérationnelle est omniprésente. « C’est cette chose-là qu’on veut partager avec nos enfants, avec nos élèves. » L’école DAK, c’est aussi une histoire de générations, où les plus grands inspirent les plus jeunes, et où les valeurs circulent à travers les corps en mouvement.


« Aujourd’hui, une cinquantaine d’élèves »

Pour le Carnaval, ce sont environ cinquante élèves qui se sont mobilisés pour la prestation. Une vraie troupe, soudée, prête à enflammer la scène. La diversité des profils enrichit encore l’énergie du groupe.

Enfants, ados, jeunes adultes – chacun apporte son style, sa personnalité, tout en suivant une chorégraphie commune. Une alchimie précieuse, née d’un travail collectif.


« Le thème d’aujourd’hui, c’est Blanche-Neige et les sept nains »

Le choix du thème est à la fois populaire et porteur de symboles. « Le thème d’aujourd’hui, c’est Blanche-Neige et les sept nains. » Une histoire revisitée à travers le prisme du mouvement.

Costumes, musiques, décors : tout est pensé pour faire voyager le public dans cet univers féerique, avec une pointe de modernité. La danse devient narration, réinvention, métaphore.


« On a déjà fait une prestation la semaine dernière »

Le Carnaval n’est pas une première. Kadija et ses élèves enchaînent les projets. « On a fait une prestation déjà la semaine dernière pour la sortie du film, on a dansé au cinéma de Polygone à Cagnes-sur-Mer. »

Des collaborations culturelles aux événements festifs, l’école DAK multiplie les apparitions, ancre son action dans le tissu local, tisse des ponts entre l’art et la vie quotidienne.


« C’est valorisant pour moi en tant qu’enseignante »

Pour Kadija, chaque scène est un aboutissement. « C’est valorisant pour moi en tant qu’enseignante. » Voir ses élèves s’exprimer, s’épanouir, progresser, est sa plus grande récompense.

Loin des projecteurs médiatiques, elle cultive une reconnaissance discrète mais essentielle : celle des regards qui brillent, des enfants qui osent, des familles qui remercient.


« Voir les enfants s’épanouir comme ça, c’est encore mieux »

Au fond, ce qui touche le plus Kadija, c’est la transformation intérieure. « Voir les enfants s’épanouir comme ça, c’est encore mieux. » Au fil des mois, elle les voit gagner en confiance, en assurance, en liberté.

Pour certains, la danse devient un exutoire. Pour d’autres, une passion durable. Tous en retirent quelque chose de personnel, d’unique. C’est là que se mesure l’impact de l’enseignement.


Une école, un projet, une vision

À Vallauris, l’école DAK n’est pas une école comme les autres. Elle est un lieu de création, un moteur social, un laboratoire de mouvements et d’émotions. Kadija Selmi y incarne une vision exigeante et généreuse de la danse.

À travers ses prestations – comme celle du Carnaval 2025 – elle fait rayonner une énergie nouvelle, moderne, inclusive. Une danse qui ne se contente pas de divertir, mais qui rassemble, transforme et éveille.


BP + IA

30 mars 2025