Nathan Gil

Nous voulons des coquelicots: un combat pour l'agriculture saine et durable


À Mouans-Sartoux, l'association "Nous voulons des coquelicots" lutte pour une agriculture sans pesticides, à l'image de son président Nathan Gil. Depuis 2018, ce mouvement environnemental né de l'initiative du journaliste Fabrice Nicolino alerte sur les dangers des produits chimiques et milite pour une transition vers des pratiques agricoles durables.


"Les agriculteurs aussi tombent malades à cause de ces produits"
Nathan Gil, président de l'antenne locale Nous voulons des coquelicots à Mouans-Sartoux, partage une vision claire : la protection de la santé des agriculteurs est au cœur de leur engagement. En effet, l'utilisation de pesticides affecte non seulement l'environnement, mais également ceux qui travaillent quotidiennement avec ces substances. « Notre position, c'est qu'on défend vraiment les agriculteurs. On sait qu'ils tombent malades à cause de ces produits et se retrouvent dans des situations très compliquées. »

Le mouvement, créé en 2018 par Fabrice Nicolino, journaliste chez Charlie Hebdo, s'est rapidement développé sur le territoire français. À Mouans-Sartoux, Gil et son équipe œuvrent pour sensibiliser les habitants aux dangers des pesticides, tout en proposant des alternatives respectueuses de la nature. « Nous avons une mission claire : alerter sur les dangers des pesticides en France », explique-t-il.

"Les coquelicots, un symbole de résistance"
Le nom du mouvement n'a pas été choisi par hasard. Le coquelicot, autrefois commun dans les champs, est devenu rare à cause de l'utilisation massive de produits chimiques dans l'agriculture. Pour Nathan Gil, cette fleur est un symbole fort : « C'est une fleur qui a disparu avec l'essor des produits chimiques, et elle est aujourd'hui un symbole de résistance contre les pesticides et pour une agriculture saine. »

Cette résistance, portée par des actions concrètes sur le terrain, vise à encourager une transition vers des pratiques agricoles plus durables. L'objectif ? Réduire, voire éliminer, l'usage des pesticides afin de protéger non seulement l'environnement, mais aussi les générations futures. Gil et ses collègues espèrent voir un changement durable : « On veut vraiment faire en sorte que cette transition vers des gestes plus durables se généralise. »

"Une transition agricole encore difficile"
Cependant, le constat est amer : « On a encore beaucoup de boulot », admet Gil. Malgré les efforts de l'association et d'autres acteurs du milieu, le chemin vers une agriculture sans pesticides est semé d'embûches. Les modèles agricoles actuels, basés sur l'utilisation intensive de produits chimiques, sont profondément ancrés dans le paysage français. Mais le président de l'association reste optimiste : « On a bon espoir, on lâche rien. »

Pour faire avancer les choses, l'association participe activement à des événements locaux comme le festival de Mouans-Sartoux. Cela permet de maintenir une dynamique autour des thématiques environnementales et de montrer qu'une mobilisation citoyenne est encore possible. « Il y a toujours des gens motivés et dynamiques sur ces thématiques-là, et tout est encore possible », assure Nathan Gil.

"Un engagement personnel pour l'environnement"
L'histoire de Nathan Gil avec l'environnement remonte à bien avant son implication dans Nous voulons des coquelicots. « J'ai toujours eu un cursus plus ou moins proche de la nature, de l'environnement. Je pense que c'est quelque chose qui est en moi parce que je ne supporte pas qu'on puisse détruire la beauté du monde. » Cette passion pour la préservation de la planète l'a naturellement conduit à prendre part à cette lutte contre les pesticides.

En tant que président de l'association, il continue de porter haut les couleurs de ce mouvement, tout en rappelant que l'engagement pour une agriculture saine est un combat de longue haleine. « On est là pour défendre une agriculture saine et pour aller plus loin », insiste-t-il.

Un appel à la mobilisation
Malgré les défis, Gil et ses collègues ne comptent pas baisser les bras. Ils croient en une mobilisation citoyenne forte pour pousser à un changement réel dans les pratiques agricoles françaises. « On a encore beaucoup de travail, mais avec la mobilisation et la sensibilisation, tout est encore possible », conclut-il avec espoir.


À Mouans-Sartoux, Nous voulons des coquelicots continue de sensibiliser, d'informer et de se battre pour un avenir où l'agriculture et la nature pourront cohabiter en harmonie, loin des pesticides destructeurs. L'avenir de notre santé et de notre environnement en dépend.