Sabine Venaruzzo
Sabine Venaruzzo : La poésie comme chemin, la rencontre comme destination
Sabine Venaruzzo, poétesse passionnée, fait de la vie son plus bel art. Entre mots, rencontres et créations, elle trace un chemin unique mêlant poésie et territoire. Son dernier projet, un film poétique intitulé La Route, témoigne de sa vision singulière et de son engagement pour tisser des liens entre les mondes qu'elle traverse.
« Pour moi, la poésie, c’est le vivant. »
Sabine Venaruzzo se définit par sa passion : la vie. Plus qu’un simple mot, c’est une philosophie qui oriente toutes ses créations. Elle décrit la poésie comme un acte de création, de renouvellement et de transformation. Ses œuvres, qu’elles soient écrites ou performées, incarnent cette recherche perpétuelle de sens et de lien.
« Être poétesse, c’est être un lien vivant », explique-t-elle avec conviction. Cette idée, Sabine la traduit à travers ses disciplines variées : l’écoute, la voix, les cris, et des formes d’expression inattendues.
« Nos vies dans tout ce qu’on espace » : un recueil et bien plus encore
Fruit d’une résidence d’auteur dans le pays de Grasse, Sabine a publié Nos vies dans tout ce qu’on espace, un recueil poétique né de rencontres et de performances dans les rues et paysages de la région. L’expérience s’est également concrétisée dans un film poétique, La Route, réalisé avec Frédéric Pasquier, un cinéaste niçois, et accompagné d’une composition musicale originale.
« Ce long métrage est une autre façon d’écrire la poésie, » affirme Sabine. Contrairement à un film narratif classique, La Route est une errance poétique, où chaque étape dévoile des rencontres et des moments inattendus. Une scène peut s’arrêter sur un poteau électrique qui penche, témoignant d’un regard empreint d’absurde et d’humour.
« Relier ce qui est séparé » : une mission poétique
Au cœur de son projet dans le pays de Grasse, Sabine s’est donné pour mission de relier deux univers distincts : la ville, dense et urbanisée, et la campagne, magnifique mais parfois isolée. « Il y a moins de réseaux routiers, d’écoles, de structures dans ces espaces », souligne-t-elle.
Pour y parvenir, elle a imaginé une « route des poètes », mêlant installations poétiques et collaborations locales. Dans les villages, les écoles et la nature, des créations ont vu le jour, matérialisant sa volonté de transformer les frontières en passerelles.
Une poésie incarnée, une vision politique
Au-delà de l’esthétisme, Sabine revendique une dimension politique dans son travail. « Dans le sens noble du terme », précise-t-elle. La poésie devient une manière d’interpeller, de questionner et de célébrer la diversité des lieux et des individus rencontrés.
Son art s’inscrit dans une réflexion plus large sur la société et les territoires, sans jamais perdre de vue l’humain. « Je me vois comme un lien vivant entre tous ces mondes. »
Et demain ? Une pelote de laine rouge pour guide
Les projets de Sabine ne s’arrêtent pas là. Actuellement engagée dans des ateliers avec des enfants en maternelle, elle poursuit son exploration poétique à l’aide d’une pelote de laine rouge, symbole de connexion.
Pour Sabine, chaque rencontre est une opportunité de créer, de surprendre et de s’émerveiller. En conjuguant le mot, l’image et le son, elle redéfinit la poésie comme une expérience totale, à la fois intime et universelle.
Sabine Venaruzzo nous rappelle que la poésie n’est pas qu’un art : c’est une manière de vivre, de regarder et d’écouter. À travers ses œuvres et ses engagements, elle tisse un lien entre les êtres, les lieux et les imaginaires, offrant une vision du monde où chaque détail a son importance et où chaque rencontre est une histoire à raconter.
BP + IA