Thierry Martin
Thierry Martin : Gardien de la mémoire de la Libération
Parcours et passions d’un fervent historien
Thierry Martin est un homme passionné par l'histoire et la mémoire, deux aspects qui ont façonné son engagement pour le Musée de la Libération. Président et fondateur de ce musée, il raconte comment il a reconstruit le musée après les gros dégâts causés par les inondations de 2010. Celui-ci a rouvert ses portes en 2015.
Une vocation ancrée dans l'histoire militaire
La passion de Thierry pour la mémoire des parachutistes et des forces aéroportées trouve ses racines dans sa propre carrière militaire. Ancien membre du 13ᵉ régiment de Dragons Parachutistes, un régiment de forces spéciales basé à Dieuze, il a développé un profond respect pour ceux qui ont combattu pour la liberté. « En tant qu'ancien parachutiste, parler des parachutistes américains et français qui ont débarqué, qui ont sauté ici sur Le Muy, La Motte et les communes environnantes, c'était très important », explique-t-il.
« En tant qu'ancien parachutiste, parler des parachutistes américains et français était très important »
Thierry Martin, à travers son engagement et son musée, incarne le devoir de mémoire pour les générations futures. La reconstruction du musée de la Libération, suite aux inondations de 2010, témoigne de sa détermination à préserver l'histoire et à honorer les sacrifices des jeunes soldats venus d'Amérique, de Grande-Bretagne et d'autres pays pour libérer la France.
Un hommage aux jeunes héros de la Libération
Thierry Martin se souvient avec émotion des jeunes soldats venus de loin, souvent âgés de seulement 17 à 19 ans, qui ont sacrifié leur vie pour libérer la France. Pour lui, il est essentiel de conserver la mémoire de leurs actes héroïques. « Ce sont des héros, tous ceux qui ont combattu, tous, tous ceux qui ont fait des choses sont des héros », insiste-t-il.
La reconstruction du musée : un défi personnel
La destruction du musée de la Libération en 2010 à cause des inondations a été un coup dur pour Thierry. Pourtant, sa détermination à préserver la mémoire historique l'a poussé à reconstruire le musée de zéro. « C'était un projet de cœur », confie-t-il. En 2015, grâce à ses efforts inlassables et à sa passion indéfectible, le musée a rouvert ses portes, offrant de nouveau un espace pour honorer et se souvenir des sacrifices faits pour la liberté.
L’engagement associatif et communautaire
En plus de son rôle de président du musée, Thierry Martin est activement impliqué dans diverses associations locales qui œuvrent pour la préservation de la mémoire historique. « Depuis des années, nous travaillons pour la mémoire de ce débarquement », dit-il, soulignant le soutien crucial du département du Var pour mettre en lumière cette page de l'histoire. Son engagement dépasse le simple cadre du musée : il participe à des conférences, des commémorations et des événements éducatifs pour partager son savoir et sa passion avec les autres.
Un devoir de mémoire impératif
À l'approche du 80ᵉ anniversaire du débarquement, Thierry Martin insiste sur l'importance de commémorer cet événement méconnu. « C'est important de fêter les 80 ans et de profiter de ces 80 ans pour lancer véritablement et pérenne, mais aussi la mémoire chaque année de ce qui a été fait sur ce débarquement et par des jeunes garçons », conclut-il avec conviction.
« Depuis des années, nous travaillons pour la mémoire de ce débarquement »
L'engagement de Thierry Martin s'étend bien au-delà des murs du musée. À travers son travail avec diverses associations locales et son rôle dans l'organisation d'événements commémoratifs, il s'assure que l'histoire de la Libération reste vivante dans la mémoire collective. Son travail éducatif et communautaire est essentiel pour transmettre cette passion aux nouvelles générations.